
Carte du monde montrant l’étendue de l’empire britannique en 1886.
L’impérialisme est un « acte de violence géographique, par lequel la quasi-totalité de l’espace mondial est explorée, cartographiée et finalement annexée » Edward W. Saïd

Carte de la répartition des presses à la fin du XVe siècle (Musée Plantin Anvers)
Tous les humains ne disposent pas des mêmes moyens pour s'enregistrer ou pour enregistrer les autres, Samir Boumediene, La colonisation du savoir, 2019.

1508, Itinerarium portugallensium e Lusitania in Indiam et Inde in Occidentem et demum ad Aquilonem, Fracanzio da Montalboddo (Italie)
“Les Portugais s’installent sur la côte de Guinée au XVe siècle, puis, à la suite de Bartolomeu Dias, franchissent le cap de Bonne-Espérance et remontent sur les côtes est après 1498. La production portugaise du XVIe siècle va servir de base aux représentations de l’Afrique pour les autres pays européens jusqu’à la fin du XVIIe siècle.” (Gallica)

Carte reproduite dans le musée Plantin Moretus à Anvers qui montre les chemins commerciaux depuis Anvers.

(À lire: Rester Barbare, Louisa Yousfi)

Grande carte publiée par Giacomo Gastaldi en 1564, qui rompt avec la tradition d’une Afrique « vide ».

1630, « Nova Africae descriptio », Willem Blaeu (Pays Bas)


Guillaume Delisle, 1700, précision des dimensions
XVIIIe siècle: esprit scientifique des “Lumières”, vers des cartes moins hypothétiques, retrait des informations légendaires, réapparition de zones blanches…

1749, Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville
Les visées impérialistes des puissances européennes à partir de la fin du XVIIIe siècle vont multiplier les explorations vers les terres intérieures de l’Afrique au siècle suivant: plus de précision.

Conférence de Berlin (1884-1885), colonialisme, occupation des terres

1895-96, Carte de l'Afrique à l'échelle 1:2 000 000. 16, Saint-Louis : Afrique (région occidentale) / dressé et dessiné par Régnauld de Lannoy de Bissy

Affiche pour l'exposition coloniale à Paris, en 1931
Cartes, cabinets de curiosité, inventaires … Présence africaine dans les musées d'Europe, « Objets premiers », Bénédicte Savoy
Collections, le musée comme publication… Présence africaine dans les musées d'Europe, « De grands musées vides », Bénédicte Savoy

Années 1930, lettre d'un vieux chrétien de 78 ans déplorant le départ d'objets en bronze qui avaient un usage politique (Angola), citée par Bénédicte Savoy.

Couverture de la revue américaine, "Africa Report",1974.
intervention de Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, France Culture. Aussi sur France Culture, les épisodes (retranscriptions et images) de Présence africaine dans les musées d'Europe
Troubled archives
Cartographie critique
I want to draw a map, so to speak, of a critical geography and use that map to open as much space for discovery, intellectual adventure and close exploration as did the original charting of the New World — without the mandate for conquest. Toni Morrison, Playing in the Dark, 1990.

Écouter: “Cartographie radicale et féministe” (Radio Panik, 2023) rencontre avec Nepthys Zwer, autrice de Cartographie radicale - Explorations (La Découverte, 2022) et Ceci n'est pas un Atlas — La cartographie comme outil de luttes, 21 exemples à travers le monde (éditions du commun, 2023)…
Ceci n'est pas un Atlas - Sommaire, chapitres et fanzine en pdf à télécharger, sous license libre ♥♥♥
Regarder les vidéos: “Les dessous politiques des cartes” & “Rabattre les cartes, débattre les cartes” (France Culture) et plusieurs vidéos, interviews et liens sur le site des éditions du commun

Carte de Frontex (2015), traitement graphique des migrations comme une invasion (flèches)


Visualisations de W.E.B. Du Bois de l’“American Negro Exhibit” à l'Exposition de Paris, 1900.


Lire: "La ligne de partage des couleurs" de W.E.B. Du Bois, ou la puissance de l’infographie et W.E.B. Du Bois' hand-drawn charts from 1900 show the story of Black Americans through data
Voir aussi le chapitre Perdre le Nord du livre de Seloua Luste Boulbina Les miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (art, littérature, philosophie)

Slavs and Tatars, Love Me, Love Me Not: Changed Names, 2010
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